Parcours d’entrepreneur geek – Amélie Jean-Louis, O-Taku Manga Lounge

Otaku Manga-Lounge, Amélie Jean-Louis

Pour ce deuxième article sur les entrepreneurs geeks d’ici, nous vous présentons Amélie Jean-Louis, 30 ans, propriétaire de l’O-Taku Manga Lounge. Situé à Montréal, ce café/librairie/salon de lecture a été fondé en 2010 par un couple de Français, Alex et Ludivine, avant d’être repris par notre invitée. Jetons un coup d’œil à son parcours d’entrepreneure!


Avant de reprendre l’O-Taku Manga Lounge, quel était votre parcours scolaire? Et votre parcours professionnel?

Premièrement, j’ai un Baccalauréat en gestion de l’hôtellerie et du tourisme, j’ai étudié dans une école française similaire à l’ITHQ. Ensuite, j’ai dirigé plusieurs restaurants haut de gamme un peu partout en Europe. Et puis, j’ai découvert l’entrepreneuriat à mon arrivée au Québec en étant travailleur autonome, toujours dans le domaine de la restauration.


Aviez-vous de l’expérience en entrepreneuriat?

O-Taku Manga Lounge est ma première entreprise.


À quel moment avez-vous repris l’O-Taku Manga Lounge? Pour quelles raisons?

J’ai repris O-Taku Manga Lounge il y a 3 ans maintenant. J’étais une cliente régulière, passionnée de mangas depuis mon enfance, et j’ai appris que les propriétaires souhaitaient fermer la compagnie, car ils repartaient en France rejoindre leur famille. Pour moi, il était impensable qu’une si belle place disparaisse et j’ai donc décidé de la reprendre.


Comment décrirez-vous les produits et services de votre entreprise? En quoi se distingue-t-elle des autres?

Nous sommes à la fois une librairie spécialisée mangas, un salon de lecture et un café japonais : on peut venir y acheter des mangas, lire sur place dans une ambiance relax « comme à la maison » avec un choix de plus de 7000 titres en français, en anglais et en japonais, déguster des spécialités japonaises simples comme des onigiris ou des mochis, magasiner des produits dérivés ou encore participer à plein d’activités autour du monde du manga (cours de dessin, cours de japonais, projections, jeux, loisirs créatifs…).

De plus, nous nous distinguons par notre expertise dans le domaine : nous sommes la seule place à Montréal capable de trouver LE manga qui conviendra le mieux aux goûts de chacun de nos clients. Et puis, nous sommes également très attachés au service client : nos clients deviennent vite des habitués, nous les connaissons bien et chaque interaction est réellement personnalisée de sorte de chacun se sent « comme à la maison ».


Quels sont les défis d’une entreprise geek?

Comme toute entreprise de niche, nous devons mettre beaucoup d’efforts dans la recherche de nouveaux clients. Car, même si de plus en plus de gens sont intéressés par le manga, nous ne touchons tout de même qu’une petite partie de la population. Également, il nous faut faire face aux préjugés : être geek a été longtemps source de quolibets en tous genres. Aujourd’hui, cela a tendance à changer et dans certains milieux, c’est même devenu « cool ». Être otaku, c’est être geek puissance 10 dans la perception du public.

Du coup, nous devons éduquer notre clientèle en démontrant au quotidien que, non, les mangas ne contiennent pas juste de la violence et du sexe, et qu’il y a des mangas pour tous les publics et tous les goûts.


Qu’appréciez-vous le plus dans votre aventure entrepreneuriale? Qu’appréciez-vous le moins?

Travailler pour soi est la plus belle aventure qui soit. Je ne me lève pas le matin en pensant « je dois aller à la job » : je me lève avec des idées plein la tête pour faire avancer les choses. Il y a toujours des tâches que l’on n’aime pas faire, mais quand on les fait dans le but de faire avancer notre mission, elles deviennent tout de suite plus agréables.


Quel conseil aimeriez-vous donner aux geeks souhaitant se lancer en affaires?

Le plus important est d’aimer ce que l’on fait, et c’est la principale force des geeks qui se lancent dans l’entrepreneuriat geek. Mais ce n’est pas suffisant… Ne partez pas sur un coup de tête. Prenez le temps d’évaluer le marché, les risques. Et surtout, ne sous-estimez pas la charge de travail, elle sera énorme! Du coup, sachez évaluer vos propres capacités et vos compétences. N’hésitez pas à prendre la formation nécessaire pour combler vos lacunes.

D’ailleurs, aucun entrepreneur n’est parfait, aucun entrepreneur ne sait tout faire. En effet, un bon entrepreneur est celui qui sait s’entourer des bonnes personnes afin que, en équipe, les forces de chacun se complètent et aboutissent au succès.


Et c’est ce qui termine notre entrevue avec une entrepreneure geek passionnée des mangas. Pour en savoir plus sur l’O-Taku Manga Lounge, nous vous invitons à consulter ces entrevues données par Alex Vargas, le cofondateur de cette entreprise. Que ce soit par Plug’n Geek, les PagesJaunes ou Urban Crux. D’ailleurs, vous pouvez également lire ce compte-rendu de Web et Mascara concernant le cocktail de bienvenue du café/librairie/salon de lecture au moment de sa reprise par notre invitée.

Et surtout, n’oubliez pas que le O-Taku Manga Lounge est également partenaire avec la Multi-Passe Geek. Du coup, en vous procurant la carte digitale, vous aurez la chance de profiter des mêmes rabais que ceux et celles s’étant procurés la carte membre annuelle du commerce! C’est un rendez-vous sur notre page Patreon!

À la prochaine!

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Christine Hébert

About Christine Hébert

Rédactrice-réviseure, Christine est une passionnée de jeux de rôle, de bandes dessinées, de séries télévisées et de littérature de genre. Elle est derrière la gestion du site Nous sommes fans, un blogue consacré aux études sur les fans et la culture populaire. Et comme si ce n'était pas suffisant, son mémoire de maîtrise portait sur l'étude de fans de la série Dans une galaxie près de chez vous.

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