Critique – Metro, un beau petit jeu familial

Si, comme moi, en découvrant ce jeu, vous pensiez que vous seriez devant un jeu d’exploration urbaine, détrompez-vous. Il s’agit plutôt d’une version revue et augmentée de jeux du type Serpents et échelles. Est-ce que Metro est un jeu qui vaut la peine d’être acheté? Lisez ma critique, et vous serez en mesure de prendre une décision.

 

FICHE TECHNIQUE

  • Type de produit : jeu de plateau, familial
  • Éditeur : Queen Games
  • Auteurs : Dirk Henn
  • Illustrateur : Franz Vohwinkel
  • Durée d’une partie : 20 à 60 minutes
  • Nombre de joueurs : 2 à 6 joueurs
  • Âge recommandé : 8 ans et plus
  • Langue du produit : français
  • Prix : 25 $

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C’est quoi?

Vous êtes à Paris, en 1898, pendant la construction de son maintenant célèbre réseau de transport souterrain. Vous êtes en compétition avec les autres joueurs pour faire un meilleur travail qu’eux en ce qui concerne les rails. Qui fera le plus de points en amenant ses wagons sur de longs trajets jusqu’aux gares?

 

Le matériel

Le plateau est compact, mais s’aplatit mal. Les tuiles et les jetons sont simples, mais tous les dessins sont sympathiques. Les règles sont en 6 langues et bien traduites, du moins pour l’anglais et pour le français, car je ne comprends pas – encore – les 4 autres. À part le plateau, la qualité est assez bonne, mais la boîte est beaucoup plus grosse que nécessaire. En faire une version plus compacte lui donnerait l’avantage d’être plus facilement transportable, ce qui est non négligeable pour un jeu familial qu’on pourrait vouloir prendre en voyage ou lors d’une soirée hors de la maison.

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Comment ça marche?

Au début, il n’y a que des gares, chacun possède un nombre égal de wagons. À tour de rôle, vous piochez une tuile carrée sur laquelle se dessinent des rails de métro avec 2 terminaisons par côté. C’est à vous de la connecter à une gare ou à d’autres terminaisons de rails pour faciliter l’arrivée de vos wagons à une gare ou pour saboter le trajet d’un adversaire.

Pour poser une tuile, il faut qu’elle respecte 2 principes : elle ne doit pas terminer un trajet qui n’a pas au moins une tuile en distance et toutes les ramifications de rails doivent être connectées d’une tuile à l’autre.

Le pointage est simple, c’est un point par tuile traversée pour le trajet d’un wagon, chaque tuile peut être comptée jusqu’à 2 fois selon le trajet et on double ces points si le wagon arrive à l’une des 4 gares centrales.

Quand toutes les tuiles sont posées, on fait le décompte et le gagnant est annoncé.

 

Un beau petit jeu familial

Metro est excessivement simple à comprendre et à jouer. Je suis persuadé que même des enfants de moins de 8 ans peuvent y jouer et avoir bien du plaisir à construire des chemins tordus pour leurs wagons, malgré la recommandation en âge des concepteurs. Ils vont peut-être avoir un peu de mal à bien compter leurs points, car certains trajets deviennent bien entortillés. Par exemple, un trajet de 8 tuiles, dont 5 repassent sur elles-mêmes et finissent à l’une des gares centrales donne 26 points. (8 + 5) x 2 = 26 n’est pas toujours évident pour les enfants de 6-8 ans.

Cela dit, les adultes vont trouver que Metro est très répétitif et manque de profondeur. La durée indiquée d’une partie est 60 minutes, c’est en évaluant qu’une des 60 tuiles de rails sera posée par un joueur toutes les minutes, mais une partie avec des joueurs décidés ou irréfléchis peut se terminer en tout au plus 20 minutes.

Les premiers tours sont généralement trop longs, car les joueurs stratégiques veulent prévoir leurs prochaines actions, mais il faut accepter qu’un wagon puisse être si rapidement saboté et que de piger la mauvaise tuile au mauvais moment puisse coûter cher à un joueur et rapporter gros à un adversaire.

Metro est donc un jeu de hasard, simple et (un peu) répétitif. Le décor est agréable, le thème est sympathique et peut être jouer par presque tous. Beaucoup semblent d’ailleurs bien l’apprécier, car il a gagné plusieurs prix et nominations de 2000 à 2005.

 

On aime :

  • La facilité d’apprentissage;
  • Peut être jouer avec des joueurs de tout âge ou presque;
  • Peut être joué avec des néophytes et des grands amateurs de jeux;
  • Le prix très abordable.

On aime moins :

  • Les parties qui peuvent être inutilement très longues, selon la vitesse de prise de décision de tous les joueurs;
  • Devient vite monotone;
  • Une seule possibilité d’action : prend la tuile, pose la tuile;
  • Jeu surtout destiné aux enfants;
  • Jeu de stratégie avec beaucoup de hasard.

 

* Veuillez noter que l’évaluation est faite pour un public adulte.

** Merci à Jouets Franc Kids de nous avoir fourni un exemplaire du jeu.

Si, comme moi, en découvrant ce jeu, vous pensiez que vous seriez devant un jeu d’exploration urbaine, détrompez-vous. Il s’agit plutôt d’une version revue et augmentée de jeux du type Serpents et échelles. Est-ce que Metro est un jeu qui vaut la peine d'être acheté? Lisez ma critique, et vous serez en mesure de prendre une décision.   FICHE TECHNIQUE Type de produit : jeu de plateau, familial Éditeur : Queen Games Auteurs : Dirk Henn Illustrateur : Franz Vohwinkel Durée d’une partie : 20 à 60 minutes Nombre de joueurs : 2 à 6 joueurs Âge recommandé : 8 ans et plus Langue du produit : français Prix : 25 $ C’est quoi? Vous êtes à Paris, en 1898, pendant la construction de son maintenant célèbre réseau de transport souterrain. Vous êtes en compétition avec les autres joueurs pour faire un meilleur travail qu’eux en ce qui concerne les rails. Qui fera le plus de points en amenant ses wagons sur de longs trajets jusqu’aux gares?   Le matériel Le plateau est compact, mais s’aplatit mal. Les tuiles et les jetons sont simples, mais tous les dessins sont sympathiques. Les règles sont en 6 langues et bien traduites, du moins pour l’anglais et pour le français, car je ne comprends pas - encore - les 4 autres. À part le plateau, la qualité est assez bonne, mais la boîte est beaucoup plus grosse que nécessaire. En faire une version plus compacte lui donnerait l’avantage d’être plus facilement transportable, ce qui est non négligeable pour un jeu familial qu’on pourrait vouloir prendre en voyage ou lors d’une soirée hors de la maison. Comment ça marche? Au début, il n’y a que des gares, chacun possède un nombre égal de wagons. À tour de rôle, vous piochez une tuile carrée sur laquelle se dessinent des rails de métro avec 2 terminaisons par côté. C’est à vous de la connecter à une gare ou à d’autres terminaisons de rails pour faciliter l’arrivée de vos wagons à une gare ou pour saboter le trajet d’un adversaire. Pour poser une tuile, il faut qu’elle respecte 2 principes : elle ne doit pas terminer un trajet qui n’a pas au moins une tuile en distance et toutes les ramifications de rails doivent être connectées d’une tuile à l’autre. Le pointage est simple, c’est un point par tuile traversée pour le trajet d’un wagon, chaque tuile peut être comptée jusqu’à 2 fois selon le trajet et on double ces points si le wagon arrive à l’une des 4 gares centrales. Quand toutes les tuiles sont posées, on fait le décompte et le gagnant est annoncé.   Un beau petit jeu familial Metro est excessivement simple à comprendre et à jouer. Je suis persuadé que même des enfants de moins de 8 ans peuvent y jouer et avoir bien du plaisir à construire des chemins tordus pour leurs wagons, malgré la recommandation en âge des concepteurs. Ils vont peut-être avoir un peu de mal à bien compter leurs points, car certains trajets deviennent bien entortillés. Par exemple, un trajet de…

Évaluation finale

Facilité d'apprentissage - 10
Rejouabilité - 6
Qualité du matériel - 7
Qualité artistique - 7.5
Difficulté - 5
Thématique - 7.5
Plaisir - 6
Prix - 8

7.1

Agréable

Metro est donc un jeu de hasard, simple et (un peu) répétitif. Le décor est agréable, le thème est sympathique et peut être jouer par presque tous. Beaucoup semblent d’ailleurs bien l’apprécier, car il a gagné plusieurs prix et nominations de 2000 à 2005.

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Matthieu Tremblay

About Matthieu Tremblay

Je suis un massothérapeute zen le jour et un joueur sauvage de nuit. J’ai commencé les jeux de rôles à 11 ans, les jeux vidéo à 4 ans et les jeux de société à 3 ans. C’est là que j’ai développé mes aptitudes sociales et je me vois encore dans les donjons à 80 ans. Une belle fin se semaine, c’est ouvrir un portail de démons dans le bois. Une belle soirée, c’est 10h de carnage avec des dés et une tonne de bonbons.

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