Introduction à NieR Automata

Nier Automata

Sorti au début de l’année 2017, NieR Automata n’est pas encore tout à fait connu du grand public, mais laissez-moi me joindre aux commentaires que j’ai entendus avant d’y jouer : c’est un chef-d’œuvre. NieR: Automata est la suite lointaine des séries Nier et Drakengard. Suite lointaine, parce que ses créateurs ont affirmé en entrevue que NieR: Automata est un univers en lui-même et se tient bien sans que le joueur ait à connaître les autres jeux. C’est donc ainsi que je l’évaluerai.


Fiche Technique

  • Date de sortie : 7 mars 2017
  • Plateformes : PC/PS4
  • Genre : Action-RPG, Hack and Slash, Rétro,
  • Éditeur : Square Enix
  • Développeur : Platinum Games
  • Multijoueur : Non
  • Disponible en français : Oui
  • Prix : 79,99 $
  • Page Steam

L’histoire

Nous sommes donc en 11 945, sur une terre post-apocalyptique, et nous incarnons le modèle androïd 2B, qui fait partie de la résistance pour reconquérir la planète au nom de la dernière colonie humaine, exilée sur la lune. L’ennemi? Des robots contrôlés par une force extraterrestre. Si vous êtes comme moi et que vous ne tripez pas sur les machines ni sur les extraterrestres, vous allez être surpris : le bunker gris fade où se trouvent nos protagonistes fait vite place à un énorme désert et à d’autres paysages aux végétaux luxuriants. L’histoire prend également un tournant inusité et nous plonge en plein existentialisme. Bref, l’intrigue de NieR: Automata ne concerne pas que la guerre et le sacrifice, mais va bien au-delà, au cœur même de la signification de « vivre ».


Mécaniques de jeu

Bien honnêtement, j’ai pris l’option facile, contrairement à mon copain, parce que ça semblait beaucoup trop difficile sinon. La méthode d’acquisition de niveaux est simple (tuer des ennemis), mais les compétences spéciales demandent un temps d’adaptation. Étant un androïd, nous possédons des puces (et en trouvons parsemées sur notre route) ainsi qu’un espace limité pour les activer. Il s’agit donc de trouver les meilleures combinaisons de puces prenant le moins d’espace possible pour rehausser notre style de combat. Pour ce qui est des armes, elles peuvent elles aussi gagner des niveaux, si on a le matériel nécessaire.

Nous avons également l’aide de notre allié, 9S, au courant de l’aventure. Comme si ce n’était pas suffisant, nous avons aussi l’assistance d’un « pod », petite machine qui nous suit de mission en mission et qui possède différentes attaques à distance. Bref, il y a bien des façons d’attaquer et de devenir plus fort, mais nous avons les ennemis en conséquence. Et la mort n’est pas sans conséquence : nous pouvons recevoir un nouveau corps, mais il est important de retourner à notre cadavre pour récupérer armes et puces anciennement équipées. Une seconde mort sans avoir eu le temps de récupérer les items de notre ancien corps fera disparaître ces derniers.

L’une des particularités du jeu – que je pensais ne pas aimer, mais qui m’a conquise – est le changement de la 3D au 2D dans certaines sections. Tout se passe dans un monde ouvert (avec quelques murs invisibles) en 3D, sauf dans quelques endroits où le jeu devient tantôt 2D (où on se croirait dans un jeu de plate-forme au joli graphisme), tantôt arcade (où on se retrouve dans une espèce de Space Invaders). Ces différents changements brisent la monotonie, qui aurait pu s’installer sans leur présence.

Il y a aussi bien des quêtes secondaires qui nous permettent de creuser l’histoire des personnages rencontrés ou qui nous donnent des informations sur le passé de la planète.


Graphismes

Graphiquement, le jeu est magnifique, de la trempe de Witcher 3 ou The Last Guardian. Je me suis fréquemment arrêtée pour regarder le paysage. Nous pouvons aussi pêcher, ce qui permet de mieux admirer la vastitude du jeu. Cette option contraste avec les combats « hack and slash »! Il s’agit d’une bonne pause pour se calmer entre deux assauts.


Conclusion sur Nier Automata

Vous l’aurez deviné : avec tout ce contenu, NieR: Automata est une immersion. J’y ai consacré plus de quarante heures, sans même tout faire à 100 %. Et je n’ai qu’un conseil à vous donner : si vous pensez avoir terminé le jeu, continuez.

Les plus :

  • Excellence de l’intrigue, du graphisme et de la musique;
  • Personnage attachant;
  • Le jeu brise le quatrième mur de façon originale, notamment en se servant d’un événement dans l’histoire pour sélectionner les options de base comme le son.

Les moins :

  • Le jeu contient beaucoup de choses à découvrir par nous-mêmes : il ne nous prend pas par la main, ce qui est bien, mais nous laisse parfois démunis face à certaines situations (de la même façon que nos personnages le sont, mais en tant que joueur, ça peut être frustrant);
  • La cinématique de fin aurait pu être mille fois plus longue et laisse place à beaucoup d’interprétations.

About Ariane Brisson

Ariane découvrit son premier manga, Marmelade Boy, dans la cour d'école primaire. La deuxième série qu'elle dévora, de style légèrement différent, fut Dragon Ball, dont elle emprunta tous les tomes à son cousin (merci Ben!). Bercée par de nombreuses séries (À la croisée des mondes, Harry Potter, Pokémon, DUGPDCV, Radio-Enfer, Sakura Chasseuse de cartes, Mégabogues, Redwall et mille autres), elle se lance dans des aventures écrites qui resteront dans son tiroir et des études littéraires (une maîtrise à l'UQÀM) qu'elle finira d'ici quelques semaines si elle arrête de procrastiner. Dans ses temps libres, elle passe beaucoup trop de temps sur Simbi et s'amuse aussi à produire un magazine nommé Costumade Québec Cosplay.

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