Critique – Québec, ma découverte de l’année

J’ai ouvert le jeu Québec, et je m’attendais à de longues explications interminables pour un jeu de stratégie peu original, comme il en existe déjà plusieurs. Pour citer un certain nain : “I have never been so wrong“.

 

FICHE TECHNIQUE

  • Type de produit : jeu de société stratégique
  • Éditeur : Scorpion masqué et Ystari Games
  • Auteurs : Philippe Beaudoin et PIerre Poissant-Marquis
  • Illustrateur : Mariusz Gandzel
  • Durée d’une partie : 60 à 90 minutes
  • Nombre de joueurs : 2 à 5
  • Âge recommandé : 13 ans et plus
  • Langue du produit : français
  • Prix : 60 $

QuebecBoard

 

 

C’EST QUOI, ÇA?

Les Québécois Philippe Beaudoin et Pierre Poissant-Marquis nous offrent un bijoux qui saura charmer ses joueurs par un beau mélange de ses aspects historiques et de gestion de ressources. Les joueurs représentent les dirigeants de la bourgeoisie à la naissance du Québec, en 1608 en Nouvelle-France, et construisent la capitale nationale et cherchent à la faire évoluer à leur image. De sa création, jusqu’à notre ère moderne, les joueurs voient Québec grandir sur 4 siècles et doivent s’adapter aux grands événements qui l’ont affectée.

 

LE MATÉRIEL

Ce jeu nous charme dès qu’on le déballe avec son plateau riche en images, ses accessoires de qualité et son contenu historique passionnant inclue dans ses cartes et son livret d’instruction. Chaque pièce est simple, bien identifiée et participe à une partie facile à installer et à jouer.

QuebecPlateau

 

 

COMMENT ÇA MARCHE?

Dès l’installation, les joueurs font des choix. Les tuiles des villes doivent être installées dans un certain chaos selon le siècle auquel elles appartiennent. Les joueurs, chacun leur tour, font une action parmi un choix de quatre. Ils peuvent placer un architecte sur un nouveau terrain, mettre des ouvriers sur un terrain où il y a un architecte, choisir un des cinq chefs disponibles, ou placer un ouvrier dans une des 5 zones d’influence. Le siècle termine quand aucune architecte ne peut être placé sur une nouvelle ville ou lorsqu’un joueur n’a plus d’ouvrier. Les joueurs marquent des points principalement grâce aux cartes d’événement, en construisant les villes où ils ont posé leur architecte et en ayant des ouvriers dans l’une des 5 zones de pouvoir.

 

POURQUOI EST-CE SI BON?

La plus grande qualité de ce jeu n’est pas qu’on s’informe sur l’histoire de Québec et de ses grandes figures religieuses, politiques, économiques et culturelles, même si c’est effectivement enrichissant. Ce jeu est si bien calibré, car, pour chaque action faite par un joueur, il y a une conséquence et des occasions stratégiquement intéressantes pour les autres joueurs. En effet, on ne peut pas complètement dominer les autres, on ne peut pas complètement rater son coup, on peut saboter en partie les stratégies de nos adversaires, mais chaque bon coup a son envers de la médaille. On comprend rapidement comment construire une tactique sur plusieurs tours et comment maximiser une approche plutôt qu’une autre, mais le rythme est si rapide qu’il faut constamment s’adapter aux choix des autres d’un tour à l’autre qu’il faut autant un certain lâcher-prise qu’une grande vigilance. Son prix est très raisonnable vu la qualité et la quantité de matériel.

CONCLUSION

Après avoir lu les règles, j’ai pu enseigner comment y jouer en seulement 15 minutes. Moi et mon entourage avons adoré y jouer et voyons mal comment ne pas choisir Québec la prochaine fois qu’on voudra jouer à un jeu de gestion de ressources. Ses règles optionnelles en font un jeu parfait pour les enfants comme pour les experts ludiques. C’est ma trouvaille de l’année.

ON AIME

  • Le haut taux de rejouabilité;
  • L’excellent calibrage;
  • La facilité d’apprentissage;
  • Le contenu historique léger et pertinent;
  • Le jeu de stratégie sans hasard;
  • Les trois niveaux de difficulté qui permettent à tout le monde de jouer, peu importe l’expérience.

ON AIME MOINS

  • Les parties possiblement très longues, le temps de jeu étant très relatif selon la vitesse de prise de décision de tous les joueurs;
  • L’une des façons de nommer le premier joueur est d’écouter qui imite le mieux l’accent québécois… Drôle de choix pour un jeu stratégique.

 

ScorpionMasqueLogo

 

Merci au Scorpion masqué de nous avoir fourni un exemplaire du jeu pour cette critique.

J'ai ouvert le jeu Québec, et je m'attendais à de longues explications interminables pour un jeu de stratégie peu original, comme il en existe déjà plusieurs. Pour citer un certain nain : "I have never been so wrong".   FICHE TECHNIQUE Type de produit : jeu de société stratégique Éditeur : Scorpion masqué et Ystari Games Auteurs : Philippe Beaudoin et PIerre Poissant-Marquis Illustrateur : Mariusz Gandzel Durée d’une partie : 60 à 90 minutes Nombre de joueurs : 2 à 5 Âge recommandé : 13 ans et plus Langue du produit : français Prix : 60 $     C’EST QUOI, ÇA? Les Québécois Philippe Beaudoin et Pierre Poissant-Marquis nous offrent un bijoux qui saura charmer ses joueurs par un beau mélange de ses aspects historiques et de gestion de ressources. Les joueurs représentent les dirigeants de la bourgeoisie à la naissance du Québec, en 1608 en Nouvelle-France, et construisent la capitale nationale et cherchent à la faire évoluer à leur image. De sa création, jusqu’à notre ère moderne, les joueurs voient Québec grandir sur 4 siècles et doivent s’adapter aux grands événements qui l’ont affectée.   LE MATÉRIEL Ce jeu nous charme dès qu’on le déballe avec son plateau riche en images, ses accessoires de qualité et son contenu historique passionnant inclue dans ses cartes et son livret d’instruction. Chaque pièce est simple, bien identifiée et participe à une partie facile à installer et à jouer.     COMMENT ÇA MARCHE? Dès l’installation, les joueurs font des choix. Les tuiles des villes doivent être installées dans un certain chaos selon le siècle auquel elles appartiennent. Les joueurs, chacun leur tour, font une action parmi un choix de quatre. Ils peuvent placer un architecte sur un nouveau terrain, mettre des ouvriers sur un terrain où il y a un architecte, choisir un des cinq chefs disponibles, ou placer un ouvrier dans une des 5 zones d’influence. Le siècle termine quand aucune architecte ne peut être placé sur une nouvelle ville ou lorsqu’un joueur n’a plus d’ouvrier. Les joueurs marquent des points principalement grâce aux cartes d’événement, en construisant les villes où ils ont posé leur architecte et en ayant des ouvriers dans l’une des 5 zones de pouvoir.   POURQUOI EST-CE SI BON? La plus grande qualité de ce jeu n’est pas qu’on s’informe sur l’histoire de Québec et de ses grandes figures religieuses, politiques, économiques et culturelles, même si c’est effectivement enrichissant. Ce jeu est si bien calibré, car, pour chaque action faite par un joueur, il y a une conséquence et des occasions stratégiquement intéressantes pour les autres joueurs. En effet, on ne peut pas complètement dominer les autres, on ne peut pas complètement rater son coup, on peut saboter en partie les stratégies de nos adversaires, mais chaque bon coup a son envers de la médaille. On comprend rapidement comment construire une tactique sur plusieurs tours et comment maximiser une approche plutôt qu’une autre, mais le rythme est si rapide qu’il faut constamment s’adapter aux choix des autres d’un tour à l’autre qu’il faut autant un certain lâcher-prise qu’une grande vigilance. Son…

Évaluation finale

Facilité d'apprentissage - 9
Rejouabilité - 9
Qualité du matériel - 8
Qualité artistique - 8.5
Thématique - 8.5
Plaisir - 9
Prix - 8

8.6

Super!

Après avoir lu les règles, j’ai pu enseigner comment y jouer en seulement 15 minutes. Moi et mon entourage avons adoré y jouer et voyons mal comment ne pas choisir Québec la prochaine fois qu’on voudra jouer à un jeu de gestion de ressources. Ses règles optionnelles en font un jeu parfait pour les enfants comme pour les experts ludiques. C’est ma trouvaille de l’année.

User Rating: Be the first one !
9
Matthieu Tremblay

About Matthieu Tremblay

Je suis un massothérapeute zen le jour et un joueur sauvage de nuit. J’ai commencé les jeux de rôles à 11 ans, les jeux vidéo à 4 ans et les jeux de société à 3 ans. C’est là que j’ai développé mes aptitudes sociales et je me vois encore dans les donjons à 80 ans. Une belle fin se semaine, c’est ouvrir un portail de démons dans le bois. Une belle soirée, c’est 10h de carnage avec des dés et une tonne de bonbons.

One thought on “Critique – Québec, ma découverte de l’année

  1. Ce jeu mériterait une réédition avec un traitement artistique digne de ses grandes qualités.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *