Jeux de rôles – Arrêtez de jouer le paladin comme des idiots!

Arrêtez de jouer le Paladin comme des idiots!

Les jeux de rôles comme Donjons & Dragons et Pathfinder utilisent un système d’alignements permettant de catégoriser les créatures selon les lois qui régissent l’univers dans lequel elles vivent. Les axes de la loi et de la moralité permettent d’avoir un barême pour évaluer l’humanité de nos personnages, de savoir s’ils sont des êtres fondamentallement bons, des monstres cruels et manipulateurs ou tout simplement des gens tentant de survivre au mieux de leurs capacités.

GOT_Alignements

Quoi que ce système soit idéal pour guider les joueurs moins expérimentés en servant de boussole, celui-ci a d’énormes défauts. Ces défauts affectent grandement la façon de percevoir la classe de paladin de la part de BEAUCOUP de joueurs, qu’ils soient débutants ou expérimentés. Aujourd’hui, j’ai décidé de me vider le coeur en traitant des clichés en lien avec le paladin dans le jeu de rôles classique. Par la suite, il ne vous restera plus qu’à vous demander; « est-ce que je joue le paladin comme un idiot? »

 

Le balai dans le cul

On a tous déjà eu la malchance de connaître un joueur incarnant ce cliché. Du moins, c’est celui que j’ai croisé le plus souvent au fil de mes nombreuses années de JdR. Trop souvent, les gens prennent au pied de la lettre le fait que le paladin est d’alignement loyal-bon, rendant celui-ci complètement coincé. Lorsqu’un joueur décide de mettre un bâton dans le cul de son paladin, il est très rare que cela apporte du plaisir autour de la table. C’est d’ailleurs ce genre de joueurs qui fait le plus de tort à la réputation du paladin, étant l’une des classes les plus détestées du jeu de rôle classique. Et pourtant… celle-ci offre tant de possibilités intéressantes!

PF_Paladin_Choix

Le Paladin « BDLC » est facilement reconnaissable aux points suivants;

  • Chiâle constamment contre ses compatriotes
  • Se plaint pour n’importe quoi
  • Force ses alliés à faire des dons à la charité
  • Souhaite aider TOUT LE MONDE et TOUT LE TEMPS
  • Il est contre le fait d’avoir du plaisir à cause des gens qui souffrent
  • Fait vœu de chasteté et/ou de pauvreté (gros clichés)
  • Refuse de combattre autant que possible et n’utilise que les dégâts non-léthal
  • Tente d’utiliser la diplomatie même sur les abbérations et les monstres assoiffés de sang

Mon avis face à cette situation? Enlevez le balai que vous avez dans le cul et frappez vos ennemis avec celui-ci!

 

Le « loyal-stupide »

Trop souvent, les gens associent la naïveté et la crédulité aux personnes fondamentalement bonnes, surtout dans les jeux de rôles sur table. On s’imagine que, parce qu’une personne est bonne et/ou généreuse, elle se laissera embobiner beaucoup plus facilement. Du coup, on arrive régulièrement à devoir endurer un paladin sans colonne dans son groupe d’aventuriers. Le genre de personnage qui ne met en doute absolument rien, laissant le bénéfice du doute, même à ses plus grands ennemis, tout simplement parce que « c’est la bonne chose à faire ». La plus grande faiblesse du paladin loyal-stupide est le fait que celui-ci voue un culte à la loi et fera tout pour que celle-ci soit respectée, PEU IMPORTE la situation. Bien souvent, le loyal-stupide est le premier personnage de l’équipe à mourir, et bien souvent… pour des conneries.

PF_Paladin_Redemption

Le Paladin « loyal-stupide » est facilement reconnaissable aux points suivants;

  • Ne va jamais marchander, ne comprend pas le besoin de sauver de l’argent
  • Fait confiance à n’importe qui à l’allure innocente
  • Tombe dans le panneau des pires pièges-à-cons et arnaques possibles
  • Possède une confiance aveugle envers l’autorité
  • Applique la loi de façon stupide et exagérée
  • Est prêt à mourir pour un rien à cause de son code chevaleresque

Mon avis face à cette situation? Bonté et générosité ne sont pas synonymes de naïveté ou de pauvreté, restez sur vos gardes et assurez-vous d’utiliser vos ressources correctement. Et surtout… apprenez à nuancer vos décisions; vous ne pourrez pas faire le bien si vous êtes mort, la loi n’est pas toujours une bonne chose pour le peuple.

 

L’arme fatale

Vous avez certainement déjà croisé ce genre de joueurs dans votre vie. Hell, fut une époque où je voyais le paladin exactement de cette façon. L’arme fatale, ou la brute angélique, est le paladin qui attaque à vue toutes les choses qu’il considère comme étant maléfique sans prendre le temps de réfléchir. Le paladin possède un pouvoir de détection du mal non? À quoi sert le pouvoir sinon? Et bien, justement, les gens abusent de ce don de détection du mal. Un paladin ne devrait pas avoir à utiliser ce pouvoir sur tous les êtres vivants qu’il croise à moins d’avoir une bonne raison de le faire.Si vous utilisez ce don, c’est parce que vous doutez de la créature qui est devant vous, qu’elle a fait ou dit quelque chose d’étrange. Et encore là, l’aura de maléfisme d’une créature dépend de plusieurs facteurs, prenez le temps d’analyser les choses avant d’attaquer. Cherchez à comprendre, à purifier, à guérir. Il est clair qu’une créature sans âme comme les machines, les squelettes animés, les zombis, les démons, les diables et les autres créatures provenant des plans maléfiques sont l’exception qui confirment la règle. Mais encore là, cela ne veut pas dire que vous devez systématiquement adorer le fait de détruire ces monstres. Après avoir détruit un mort-vivant, qu’est-ce qui vous empêche de faire une prière afin que son âme puisse enfin reposer en paix?

Pathfinder_Carrion-Crown

La « brute angélique » est facilement reconnaissable aux points suivants;

  • Attaque à vue toutes les créatures qu’elle considère maléfiques
  • Est prête à utiliser la violence et à tuer au nom des dieux et de « ce qui est bon »
  • Ne fait pas la distinction entre un criminel et un monstre
  • Cherche à détruire avant de purifier, plus rapide, plus efficace
  • Agit régulièrement à titre de juge en voyant des actes mauvais/criminels être accomplis.

Mon avis face à cette situation? La diplomatie est une arme beaucoup plus dangereuse que la plus tranchante des épées. Ce n’est pas parce que vous avez des griffes que vous devez absolument vous en servir pour arracher les tripes de vos ennemis. Évitez de vouloir tout détruire sans réfléchir.

 

Le moralisateur

Et puis, on a le moralisateur. C’est le genre de paladin qui va se donner la mission de guider les autres joueurs dans la bonne voie et de dicter à tout le monde ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Pour ces joueurs, l’importance du jeu n’est pas dans la destruction de l’ennemi ou dans l’aide aux plus défavorisés, mais bien dans le fait de débattre et de s’obstiner avec les autres joueurs. Ce phénomène empire chaque fois qu’un personnage d’alignement mauvais se joint à l’équipe ou qu’un joueur décide de commettre un acte criminel/illégal/mauvais. Chaque geste est scruté et analysé par le joueur afin d’en trouver les failles et ainsi de faciliter son processus de chialage. Après tout, si le paladin du groupe ne guide pas ses brebis égarées, qui sera en mesure de les mener sur le droit chemin? C’est non seulement fatiguant d’avoir un joueur qui contredit tout ce qu’on fait, mais ça allonge énormément le jeu. Avec ce genre de joueur, attendez-vous à devoir passer de longues heures à chialer, à crier et à discuter à propos de n’importe quoi.

PF_Paladin_Combat

Le moralisateur est facilement reconnaissable aux points suivants;

  • Se voit systématiquement comme le chef de groupe
  • Considère qu’il est l’ultime référence en termes de moralité
  • Croit qu’il n’a jamais tort lorsqu’il est question de bonté
  • Intervient régulièrement en jeu et en hors jeu pour débattre
  • Favorise de loin le fait de débattre avec ses coéquipiers au reste
  • Juge continuellement les actions des autres joueurs

Mon avis face à cette situation? Ne jouez pas un paladin dans un groupe aux personnages d’alignements mauvais. Si le groupe part dans une direction, évitez d’aller à l’inverse. Suivez le courant et tentez de créer un groupe cohérent afin que tout le monde puisse avoir du plaisir. Vous êtes un paragon de tout ce qui est juste et bon, mais quelques fois, votre groupe devra accomplir des gestes qui vont à l’encontre de votre code de conduite. Tentez de les convaincre qu’il y a une meilleure solution que le vol ou l’usurpation, mais si la situation rend la chose impossible, retirez-vous et laissez-les faire la sale besogne.

 

Conclusion

Bien sûr, il est important pour tous les paladins de respecter le code de conduite mentionné dans les livres de règles si on ne souhaite pas perdre ses pouvoirs. Mais rappelez-vous que, derrière une classe, se trouve un personnage avec des émotions, une personnalité, des envies, des peurs… Évitez de tomber dans les même pièges que tout le monde et tentez de créer un personnage intéressant d’abord et avant tout. Avant de partir, je vous laisse sur quelques conseils!

  • Ne jouez jamais un paladin dans un groupe à tendance mauvaise.
  • La diplomatie est une arme très efficace.
  • Soyez juste, mais n’hésitez pas à punir ceux qui trahissent votre confiance.
  • N’oubliez pas que vous avez besoin de fonds pour votre cause, nul besoin de tout distribuer à l’église.
  • Lancez un avertissement à vos ennemis et n’hésitez pas à frapper ensuite.
  • Le paladin n’est pas une brute épaisse prête à démolir le mal aveuglément.
  • Un criminel n’est pas une créature du mal, ne tuez pas à vue.
  • Si vos alliés tentent une action qui va à l’encontre de vos morales, tentez de les convaincre, puis éloignez-vous s’il n’y a aucune autre solution.
  • Épargnez la vie des criminels pour qu’ils puissent avoir une chance.
  • Vous pouvez être badass sans avoir à tuer « le mal ».
  • Si vous êtes en danger de mort, c’est correct de tuer s’il s’agit de la seule façon de se défendre.
  • En temps de guerre, chaque soldat est prêt à mourir. Tuer est normal.
  • Le paladin a des émotions, il est possible d’agir avec excès.
  • Si les lois des paladins sont brisées, demandez le pardon, partez en quête.
  • Fuir n’est pas synonyme de lâcheté. Parfois, l’ennemi est trop fort.

 

HolyGrail_Sad
Si vous êtes l’un de ces joueurs, je suis triste et un peu mort à l’intérieur.

 

Et puis, comment jouez-vous votre paladin? Tombez-vous dans le cliché facile ou cherchez-vous à créer des personnages intéressants? Laissez le moi savoir dans les commentaires!

Commentaires

Jonathan Gaudreau

About Jonathan Gaudreau

Cela fait maintenant un peu plus de dix ans que je travaille dans le domaine du jeu vidéo. J'ai débuté ma carrière dans l'industrie avec un travail de testeur en assurance-qualité chez un sous-traitant spécialisé dans le test de jeux vidéos et, rapidement, mon expertise sur le monde des médias interactifs, ainsi que mon expérience en assurance qualité s'est approfondie. Encore aujourd'hui, je continue de jouer régulièrement et me tient à jour sur les jeux de l'heure, et ce malgré tout ce temps passé devant des consoles à écrire des milliers de bogues. Aujourd'hui, je travaille activement pour devenir concepteur de jeux et je me ferai un plaisir de partager avec vous mes trouvailles et connaissances. C'est une merveilleuse aventure qui nous attend...

28 thoughts on “Jeux de rôles – Arrêtez de jouer le paladin comme des idiots!

  1. Superbe article.

    J’admet que, quand j’ai commencé le jdr je le jouais Arme Fatale. Mais bon j’avais 11 ans^^.
    30 ans plus tard je me reconnais bien plus dans tes conclusions.
    J’aurai par contre ajouté ceci : Fuir N’EST PAS synonyme de lâcheté. En gn mon paladin a fuit une ville qui venait d’être prise par les bad boys. Je fus accusé par les autres joueurs d’avoir joué lâchement.
    Réponse des orgas : Tu fais quoi ?
    Moi : Je fonce prévenir la commanderie la plus proche pour qu’on contre attaque.
    Eux : Ok tu as donc joué loyal bon et pas loyal con. Tu garde donc tes pouvoirs.

    Bref merci pour cet article :)

  2. Merci pour ce merveilleux article!

    Enfin quelqu’un qui me comprends!

    Puisse cet article éduquer les « loyal-con »
    On y crois !

    Tu es mon héros du jour!!!

    Je rêve de t’avoir un jour à la table de jeu :)

    Jdr et roleplay pour tous!

  3. Article bien sympa qui démonte si bien de nombreuses caricatures que j’ai pu croiser en parties (ou que j’ai pu jouer…)

    (Une petite remarque sur l’orthographe par ailleurs irréprochable, « tort » s’écrit avec un t, pas un d. Pour s’en souvenir dites-vous que le tort tue ;) )

  4. J’ai un peu pleuré quand j’ai vu la partie loyal stupide, parce que c’est un peu comme ça que je joue mon paladin nain à D&D4, surtout pour la partie « Fait confiance à n’importe qui à l’allure innocente. », j’ai tendance à faire confiance à tous les gens que je rencontre, dans la mesure où ils ne sont ni orques, ni Ilithids ; « Tombe dans le panneau des pires pièges-à-cons et arnaques possibles. », étant assez impulsif, les pièges à con sont souvent pour moi, désireux de couper court aux interminables débats de mes coéquipiers ! « Est prêt à mourir pour un rien à cause de son code chevaleresque. », que je nuancerais légèrement en « Est prêt à se sacrifier bêtement pour ses amis en raison de son code chevaleresque. ».

    Heureusement, vos conseils finaux collant à peu près à ce que je fais en dehors, je pense m’en tirer pas trop mal (j’ai toute confiance en la plupart des gens, mais je leur donne UNE chance, après quoi il devront répondre de leurs actes et faire face à la justice, que ce soit le tribunal local, ou un bon gros coup de marteau d’escarpe dans la tronche pour les cas extrêmes, je ne donne jamais d’argent au culte, sauf dans la ville dont je suis actuellement roi, j’essaie toujours de marchander -peut être le côté nain-, et mes réactions hors normes sont rares, mais toujours dans l’excès, de colère, de joie, ou de ferveur combattante, et la diplomatie est la clé de bien des problèmes). Bref, un gros pavé inutile pour dire que j’ai beaucoup apprécié cet article, merci beaucoup !! :D

  5. J’aime bcp ton article, d’autant plus que j’ai du jouer tout ces types de paladins, cette classes etant un peu ma favorite.
    Néanmoins tu oublie de parler d’un limitateur majeur dans la façon de jouer un paladin, l’interpretation du MJ de la classe. Avec ceertains MJ j’ai purement arreter de jouer cette classe.
    Pour la confiance, j’ai un adage dans la vie qui je trouve s’applique parfaitement au paladin: la confiance n’exclus pas le controle! D’autant plus qu’en general ceux qui ne montre pas ce qu’il font au grand jour c’est qu’en general ils ont quelque chose a cacher.

  6. Je suis un peu dans la situation de Coralys : avec le recul d’une trentaine d’année, on se rends compte qu’il est facile pour un gamin de 12-13 ans d’idéaliser le paladin et de prendre de mauvaises habitudes de jeu.

    Mais un bon maitre de jeu saura recadrer un joueur un peu difficile : le notre était du meilleur tonneau. Témoignage :
    Une brute angélique qui vient de nettoyer un village de paysans vu comme « mauvais » par sa détection du mal. Pas de bol, c’était une corruption de surface par un démon capable de diffuser son aura maléfique. Le paladin, aveuglé par sa foi, n’a pas su voir (la magie des tirages secrets) les nuances de lumière sous la couche de noirceur. Pas de bol, la petite chapelle du village était justement consacrée au propre dieu de paladin. Il a été vite recadré par un avatar divin venu spécialement pour lui retirer ses pouvoir jusqu’à expiation. (C’est pour dire la gravité de la situation. Heureusement, il n’a pas tenté de s’expliquer).
    Dans le groupe ça nous a marqué. Et quand le joueur du paladin s’est mis à aider le moindre chat dans un arbre et toutes les mémés traversant la rue au point de ralentir nos parties, il a gagner un avertissement en rêve lui intimant de cesser de gaspiller ses talent et de se consacrer à des causes plus nobles et requérant véritablement ses compétences.

    Bref, amis maitre de jeu, inspirez vous de ces listes de pour recadrez vos joueurs les plus extrêmes. S’il partent dans l’un de ces marqueurs de reconnaissance, exploitez la situation pour mener le personnage à la faute. A force de se prendre des taquets par son dieu, le joueur en question finira par atténuer les aspects extrêmes de son personnage.
    Sous un angle psychologique, certaines personne prendront mieux ce recadrage par le dieu de leur personnage que par les joueurs ou le meujeu IRL. Allez savoir pourquoi…

  7. Tu as complètement raison sur le facteur maître de jeu. J’ai d’ailleurs envie d’écrire un article sur les différents types de maîtres de jeu. Je comptais justement me défouler sur les MJs qui pouvaient rapidement démolir le moral des joueurs.

  8. Un chose qui pourrait être rajouté sur le loyal-stupide. De ce que j’ai originellement attendu de ça(et ça rejoint aussi le « Applique la loi de façon stupide et exagérée »), c’est que même si il veux aider quelqu’un, il va respecter les lois, même si ça l’empêche.

    -Il y a quelqu’un qui se noie!
    *Cours vers la personne*
    *s’apperçoie d’une pancarte qui dit « défense d’entrer »*
    -Désolé! Je peux pas vous aider!

  9. Ah, ça fait du bien. Si je n’étais pas si flemmard, il y a bien longtemps que j’aurais écrit un article du même tonneau ! Merci de l’avoir fait.

    Comme le souligne Vince, le paladin qui ne ressemble pas aux caricatures que tu décris peut aussi être un incompris, par les autres joueurs, mais surtout par le MJ.

    Par exemple, j’ai effectivement un paladin dans une campagne d’AD&D qui s’est fait retirer ses pouvoirs. C’est un paladin d’Athéna. De mon point de vue, c’est donc globalement un adorateur du panthéon grec, ayant choisi de servir Athéna en raison de la convergence entre les valeurs que sa déesse incarne, et les siennes propres. C’est un jeune homme en pleine santé, qui n’a pas fait vœu de chasteté. Enfin, ce n’est pas un idiot, et il connait le sens du mot « diplomatie ».

    Pourquoi ses pouvoirs lui ont-ils été retirés par sa déesse ? Le MJ parle d’une accumulation d’erreurs, les deux plus graves étant selon lui (et les autres joueurs) :
    – avoir participé à au moins deux reprises à des orgies organisées par la prêtresse de Pan du groupe.
    – avoir loué publiquement la grandeur d’un autre dieu que le sien (il s’est agi d’un unique commentaire, proféré en signe de respect à l’égard d’un prêtre nain qui venait d’accepter, au terme de très âpres négociations, de rappeler à la vie deux de mes compagnons décédés.

    Je n’ai pas le sentiment d’avoir commis de faute méritant un tel châtiment (ni même d’avoir commis la moindre faute, d’ailleurs) mais il semble bien, si je me fie aux récits de mes compagnons de jeu à propos de paladins joués dans ce groupe de rôlistes antérieurement à mon arrivée, que si je l’avais interprété en mode « arme fatale » ou « balai dans le cul », je n’aurais pas été sanctionné de cette façon.

    Pour en revenir à ton article, j’ai quand même un petit désaccord avec toi sur la fin, à propos de deux des caractéristiques que tu énonces comme propres au « moralisateur », à savoir :
    – Considère qu’il est l’ultime référence en termes de moralité,
    – Croit qu’il n’a jamais tort lorsqu’il est question de bonté.
    Selon moi, ces deux points sont presque constitutifs de la définition même du paladin. En fait, sur le premier, ce n’est pas lui-même qu’il considère comme la référence ultime, mais son dieu. Cependant, considérant qu’il en est l’unique représentant dans le groupe… Quant au second point, reconnaissez-lui qu’il a généralement médité plus que n’importe quel autre personnage sur cette question, et qu’il n’est donc pas impossible qu’il soit plus compétent que la plupart des gens pour en juger. En tout cas, il a une certaine légitimité à le penser.

    Quoi qu’il en soit, l’essentiel reste de préserver autant qu’il est possible le plaisir de jeu de chacun.

    (Il reste une faute dans ta liste de conseils : « Si vos alliés tenteNT… »).

  10. Pour ma part, courrir malgré la pancarte ne me generais pas et voila ma justification:
    le respect absolu des loi est pour le loyal neutre, pour le loyal bon il y a un versant respect de la vie. De plus que faire si les aléas des péripéties du groupes les aménent dans un empire loyal mauvais où viendra ce dilemne entre être obligé de tuer un innocent (respect de la loi et pas de la vie) et ne pas le faire (respect de la vie et pas de la loi). Quelle valeur une loi mauvaise dans son essence pour un personnage bon? a mon sens aucun.

  11. J’aime bien ton commentaire, êtant constituée de cette façon, la classe de paladin est réellement faite pour être dans une position de leadership, mais aussi de leader spirituel. Il faut noter cependant que le paladin est plus un exemple qu’un berger et ne doit pas éclipser le rôle du prêtre. Le paladin est une arme contre le mal, un défenseur du commun et non une personne se dédiant réellement à son Dieu. Il n’a pas besoins de prêcher ou présider un office, ce n’est qu’un rôle secondaire pour lui. Je joue mes paladin comme des exemples que les gens devrais suivre et non comme un officier de la foix. Je reconnais cependant qu’il devrait posséder une autorité, un respect, mais logquement de ceux qui comprenne ce qu’il représente. Dans le cas de ton paladin, je peux comprendre s’il a perdu son statut, Athéna n’est-elle pas une déesse jalouse pour qui la virginité est importante? Si tu fais quelque chose qui va à l’encontre de ta foix, sans être réellement mauvais cela peut te faire perdre tes pouvoirs, il est important de bien choisir son dieu. Le panthéon grec est un trés mauvais choix d’ailleurs, car tous les dieux grecs ont des failles énorme en terme de moralité, ils étaient utilisé en Grèce ancienne comme outil moralisateur de propagande, montrant toujours le mauvais exemple…

  12. Merci Patrick. Je suis d’accord sans réserve avec les généralités que tu énonces à propos du paladin, et en particulier la distinction entre son rôle et celui du prêtre.

    En ce qui concerne mon personnage, j’admets évidemment qu’il puisse être sanctionné s’il fait, comme tu dis « quelque chose qui va à l’encontre de sa foi ». Je me réserve d’ailleurs le droit de le faire en tant que MJ. Cependant, je ne suis pas extrêmement instruit en matière de panthéon gréco-romain (j’ai bien lu l’Iliade et l’Odyssée, mais c’était voici plus de quarante-cinq ans !) et le côté important de la virginité pour Athéna m’avait échappé (j’aurais sans doute choisi une autre divinité, probablement d’un autre panthéon si je l’avais su, puisque, précisément, je ne voulais pas donner de mon paladin l’image d’un bigot qui se brime lui-même au nom de sa foi). En tout cas, ton explication m’éclaire, et de plus elle illustre parfaitement les différences d’interprétation et de perception qu’on peut avoir à ce sujet, même quand on se donne la peine d’y réfléchir.

  13. Ah !

    J’ai lu ton article en serrant les fesses et en regardant systématiquement « par-dessus mon épaule ». J’ai toujours au moins 1 point dans ces traits.
    Parfois. Pas toujours. Il est vrai que ma paladine est la moins disciplinée envers l’autorité (elle n’est pas rebelle, elle est de plus en plus critique vu l’avancement de la partie).

    J’ai voulu négocier avec des Vrykuls (sorte de barbares géants), après qu’on ait tué leur chef. Histoire de leur donner la possibilité de se rendre… Ca n’a évidemment pas marché, et mes comparses se sont moqués de moi.

    J’ai déjà donné une énorme pièce d’or (gravée par un PnJ ultra-important) à un pauvre parce que je n’avais rien d’autre sur moi… Bon, il se trouve que ce mec est en réalité mon supérieur qui était déguisé, et qui est mon « Love Interest », m’enfin quand même…

    J’ai déjà libéré des esclaves au cours d’un donjon. Contre l’avis de mes comparses.

    J’ai déjà fait de la délation de compagnon qui craquait son slip en massacrant un prisonnier illégal (le mec jouait un Capitaine de Garde qui y allait un peu fort sur l’interrogatoire). Bon, j’ai joué son avocat, aussi à son procès…

    Mon personnage boit. Parfois. Mais beaucoup quand il le fait. N’est pas chaste, mais est vierge (manque d’opportunité, sans doute). Curieuse, et avec un sens de l’humour que peu apprécient (« C’est un mec, il a un phare… »)

    Et merde, en écrivant, je me rends compte que sans être un cliché, mon perso doit les faire chier… Il faut dire qu’on a un Chasseur Chaotique Neutre (qui a de gros problèmes de calme et de maîtrise de ses pulsions sadiques) et un Chevalier de la Mort dans le groupe.

    En fait, Liriel est tolérante, quand j’y pense, elle croit sincèrement qu’il faut malheureusement de « tout » pour vaincre le Roi Liche*, et qu’un Chevalier de la Mort peut se racheter. Mais… J’ai une désagréable sensation de honte quand même.

    Je te hais, ton article – très bien écrit, d’ailleurs – m’a salie.

    *Notre MJ nous fait refaire à sa sauce et version vraiment RP, la campagne de Wotlk de WoW. Basée sur le sysD20 des livres de Warcraft.

  14. Pssst, c’est encore moi, pardon de demander, tu pourrais enlever le « s » à article à la fin, stp ?

    J’ai pas bu ce soir, ça explique cela ;)

  15. Très bon article! Étant la plupart du temps GM/MJ lors des parties de JDR avec mes amis j’ai pu voir toutes les caricatures citées dans ton article et parfois un mélange de certaines d’entre elles (principalement Balai-dans-le-cul et arme fatale ou balai-dans-le-cul et moralisateur).

    Je retrouve également le problème de gestion de l’alignement avec mes joueurs druides (bien que plus rares que mes joueurs paladins). Le druide devant conserver un alignement neutre (neutre neutre pour être exact), ça peut parfois être difficile à appréhender (surtout pour les débutants) et je vois souvent des joueurs se dire qu’en étant neutre, ils peuvent jouer comme ils veulent en faisant tout et n’importe quoi à la manière d’un chaotique neutre ou pour d’autres (plus rares) ne jamais (mais vraiment jamais) intervenir autrement qu’au sein du groupe pour ce qui est de cuisiner, soigner ses compagnons ou se battre. Aucune interaction sociale d’aucune sorte…

    Après je fais partie d’un groupe (de 4 personnes) qui joue régulièrement depuis le collège (plus de 12 ans maintenant) et avec eux aucun problème à ce niveau. Je vais d’ailleurs leur envoyer ton article ^^

  16. Dans notre groupe, on a toujours considéré le paladin est le bras armé de son dieu. Son rôle premier est de défendre les intérêts de ce dernier là où le prêtre se concentrera plus sur le maintien et la diffusion de la croyance.
    Nous avons toujours considéré une différence fondamentale entre le paladin et le prêtre :
    Le paladin doit avoir la compétence :  »Connaissance Religions » (éventuellement avec une spécialisation sur sa propre religion) pour connaitre les autres religions et ainsi reconnaitre les alliés et les ennemis de son dieu.
    Le prêtre quant à lui doit uniquement avoir la compétence de la religion de son dieu, car il se concentre sur son culte.
    Bien entendu, cela n’empêche pas d’avoir les autres, ce sont juste des impératifs que notre groupe à mis en place.

    Un exemple : un paladin se retrouve dans un petit village où est voué un culte à un autre dieu. Si le paladin n’a aucune connaisse en religion, il ne saura pas si ce dieu est en bon terme ou non avec son dieu. S’il est en bon terme, il sera dans l’intérêt de son dieu d’aider ce village. Si c’est l’inverse, le paladin n’a aucune raison d’aider ces païens, quel que soit son alignement.
    Le prêtre quant à lui n’y verra que des futurs ouailles potentielles et ne se gênera pas pour y convertir quiconque pourrait se montrer intéressé par la religion de son propre dieu.

    Bref, pour nous, le paladin à un rôle bien plus politique et profond qu’un simple prêtre.
    C’est même une classe très exigeante puisque contrairement aux autres classes on ne joue pas selon ses propres valeurs mais selon celle de son dieu.

    Pour ton exemple, Eldann, tout dépend si Athéna est en bonne relation avec cet autre dieu. Si tel est le cas, c’est honorer Athéna que de reconnaitre la compétence des prêtres d’un dieu allié. Si ce n’est pas le cas, imagine ce dieu ennemi d’Athéna qui croise cette dernière sur le mont Olympe et qui lui met un taquet : « Alors comme ça, tes prêtres louent la force des miens. Au moins eux savent qui est le plus grand de nous deux ! » Dans ce cas, tu as mis ta déesse en difficulté, il est normal qu’elle te sanctionne. Si ce prêtre avait été celui d’un dieu adversaire, tu n’avais pas besoins de louer sa puissance : qu’il rez tes alliés est un dû car Athéna est la plus grande des déesses (il faut prêcher pour la paroisse de ton personnage). C’était un honneur pour LUI. Tu n’avais pas à le remercier.
    En ce qui concerne les orgies. Que je sache, Athéna est la déesse de la sagesse et de la guerre. Je ne suis pas certain qu’elle apprécie les bacchanales (qui sont l’antithèse de la sagesse). Et ce, même si ton personnage est « Grec ». Tous les Grecs ne participaient pas aux orgies, tous comme tous les Français ne mangent pas du fromage, les Belges des frites ni que les Anglais sont royalistes. Pan est un satyre et son comportement n’est pas forcément en accord avec les valeurs d’Athéna. En terme diplomatique, tu peux être présent à une cérémonie, mais tu n’es pas obligé de participer si cela va à l’encontre des valeurs de ton dieu. Pour le coup, c’est la prêtresse de Pan qui a marqué des points en amenant le fidèle d’un autre dieu à faire fie des valeurs de sa déesse en public.
    Bref, il faut TOUJOURS te mettre à la place de ta déesse. Tu es son représentant sur les mondes.

    Après tout dépend de l’argumentaire de ton meujeu.
    Si tu as été juste sanctionné « parce que », je comprends que ce soit frustrant.

  17. Excellent article. Tu divise vraiment bien les types de paladins problématiques… comme des millions avant toi. Là où ton article devient vraiment intéressant, c’est quand tu expliques comment chaque type peut s’s’améliorer. Ça, c’est original, et c’est très bien expliqué. Je lève bien haut mon chapeau pour te saluer bien bas.

    Cela dit, je crois qu’il manque quelque chose dans cette discussion. La part du DM.

    Faut se rappeler que les jeux de rôles sont un médium coopératif. La gigantesque majorité des problèmes rencontrés dans une game viennent, selon moi, d’un manque de communication entre le GM et les joueurs, et entre les joueurs ensemble. C’est particulièrement vrai au sujet du paladin.

    De toutes les classes, le paladin est le seul qui peut perdre sa classe selon le bon vouloir du DM.

    Je joue rarement des paladins, car je trouve que trop de DM voient le paladin comme un souffre-douleur. Je m’explique. Pour un DM, il peut être très intéressant de soumettre les joueurs à un dilemme moral. Rien de mal à cela. Les joueurs doivent dealer avec cet obstacle comme ils dealent avec les autres. Cependant, l’inclusion d’un paladin dans le groupe change la donne. On peut s’attendre à ce que le paladin se range du côté de la vertu. Cela tend à rendre caduque le fun des dilemmes moraux, puisqu’on sait qu’il y aura une préférence envers un côté. Pour rendre le dilemme intéressant, le DM doit donc augmenter la donne. On se retrouve alors trop souvent avec des situations dignes d’un cours de philo, des situations où tous les choix sont « mauvais », et où on doit choisir celui qui nous semble le moindre mal. Pour le DM, c’est du fun. Mais pour le joueur du paladin… Dans ces situations, le joueur du paladin est coincé. Quoi qu’il fasse, il risque de perdre son personnage.

    Pourquoi plusieurs paladins sont joués comme des fanatiques? Simplement par peur de perdre son personnage. Si le paladin ne suit pas son code à la lettre, il risque de perdre son statut de paladin. Entendons-nous, cela peut faire une histoire fort intéressante. Le paladin déchu à la recherche de la rédemption. C’est un classique. Mais est-ce ce que le joueur voulait jouer?

    Point de vu mécanique, si un joueur choisis le châssis du paladin, c’est qu’il veut jouer un paladin. Un paladin déchu n’est rien d’autre qu’un fighter sans feats. Pour le joueur qui privilégie l’aspect role-play, un paladin déchu est à des années lumières du champion du bien qu’est le paladin. Dans les deux cas, cela ne correspond probablement pas aux souhaits du joueur.

    Quelques pistes pour aider un DM ayant un paladin dans le groupe :

    1) : Discuter avec le joueur des limites dans lesquelles le paladin doit évoluer. Définissez le code du paladin de façon claire. Par rapport à votre partie, pas simplement en lisant le code. Soyez clairs de part et d’autres face à vos attentes.
    2) Si vous jugez qu’un paladin va vers la chute, parlez-en au joueur. Discutez de comment il peut s’éloigner de ce gouffre. Discutez de son intérêt à joueur un paladin en rédemption. Ou même un blackguard.
    3) Ne prévoyez pas des « pièges à paladins ». Pour le joueur, ils paraissent pour ce qu’ils sont : des situations créées simplement pour les faire chier.
    4) Discutez avec le groupe avant de permettre un paladin dans le groupe.
    5) S’il y a déjà un paladin, ne permettez pas un joueur jouant un assassin ou d’autre persos evil. Il n’y a aucune raison que ce perso soit intégré au groupe, et le forcer ne peut mener qu’à des problèmes.
    6) Ne faîtes pas de la torture la seule façon de trouver de l’info. De toute façon, historiquement, la torture n’a jamais été fiable. Un dude qui souffre dira c que son bourreau veut entendre pour éviter la souffrance.
    7) Si un paladin joue trop « fanatique », dites-le-lui. Expliquez-lui concrètement les balises à l’intérieur desquelles il doit évoluer pour ne pas perdre son statut.

    Bref, il est toujours important que communiquer entre joueurs et DM. Particulièrement avec une classe aussi sujette à interprétation que le paladin.

    CAVEAT: Je ne dis pas ici que le DM est le seul responsable de paladins problématiques. Loin de là. Je dis seulement qu’avant de jouer un paladin, il importe que le DM et le joueur soient sur la même longueur d’onde quand à ce qu’est un paladin. Et qu’inclure le reste du groupe dans la discussion est une bonne idée.

  18. Perso je pense que le Paladin est un souffre douleur pour tout le monde. La classe est est tellement mal comprise que beaucoup préfère s’en moquer (les pamalins et autres) plutôt que de chercher à comprendre.

    C’est l’un des aspects qui me rend réticent à en jouer actuellement. Si c’est pour entendre les mêmes vannes qu’il y a 20 ans sans façon.

    Maintenant je pense que la sagesse du Super Légume est grande et je t’approuve totalement^^.

  19. Wow, Bel article.

    Pour ma part, l’un de mes premiers persos (il y a plus de 30 ans) était un paladin du nom de Épée de Sang. On était jeune dans ce temps là. ;-)

    Maintenant, un paladin se doit être fier sans être con. C’est là que c’est dur pour les joueurs et les maîtres. Être sur une bonne longueur d’onde aide tout le monde à avoir du plaisir.

    Du point de vue de maître, le plus difficile dans cette classe est l’alignement. Tous les extrêmes sont difficiles à jouer. (LB, NA et CM) Mais ils sont tous jouable.

    Dans ma game actuel, mon fils de 12 ans, a commencé à jouer avec nous. Il adore les arts martiaux et a décider de faire un samouraï. Et sans farce, il le joue mieux que plusieurs joueurs que j’ai eu à ma table, avec un paladin comme personnage. Il n’a pas de bâton dans le cul, tout en respectant le code des samouraï.

    Ma fille (9 ans) a décidé de faire une druide halfeline. Donc NA. Et elle aussi s’en sort très bien.

    C’est dire que même, sans expérience, quand le maître dirige bien, les joueurs peuvent surprendre.

    Présentement, je pensais ajouter un paladin déchu dans le groupe comme NPC. Mais suite à l’article, ça va peut-être un paladin tout court. Avec un peu de couleur dans le jeu. ;-)

    Encore une fois, félicitations pour cet article.
    Même si c’est un an plus tard.

  20. Merci pour les commentaires, c’est vraiment super de savoir qu’on apprécie ses billets sur le web! Et je suis heureux de voir que tu t’occupes de bien entrâiner la relève de demain pour cet art qu’est le jeu de rôle! Dans pas longtemps, ton fils va commencer à préparer ses propres aventures et tu pourras être fier de voir où il en est!

    Et qui sait? Peut-être créera-t-il une aventure digne d’être publiée un jour? :D

    (PS: Je parle de ton fils parce qu’il est le plus vieux, mais pourquoi pas les deux, tant qu’à y être? ;) hahaha)

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